Le réseau hydrographique : support de la trame bleue

Le canton de l’Arize s’articule autour de la vallée de l’Arize, globalement orientée du Nord-Ouest au Sud-Est. Cette vallée est composée de nombreux affluents relativement longs et tortueux ou parfois de simples fossés, qui arrivent perpendiculairement et qui structurent le paysage en une succession de vallons.

Dans sa partie la plus en aval, qui suit la route départementale 628, l’Arize traverse un chapelet de villages construits autour de la rivière (Les Bordes sur Arize, Campagne sur Arize, Daumazan sur Arize et la Bastide de Besplas)

Le réseau hydrographique, lié à la topographie, conditionne l’occupation des sols, en favorisant les grandes cultures céréalières (oléagineux essentiellement) dans le fond plat de la vallée, entretenant ainsi des paysages très ouverts. Ce réseau hydrographique joue par ailleurs un rôle important de corridors écologiques sur le territoire intercommunal (Cf. Trame bleue).

Les ripisylves constituent des éléments marquants du paysage, de nombreux arbres et arbustes suivent le tracé des cours d’eau et se révèlent d’un grand intérêt et sont des indices précieux pour parcourir visuellement le réseau hydrographique. Les ripisylves sont dans un état variable et sont souvent réduites au profit des champs voisins. Les parcelles agricoles qui bordent souvent ces cours d’eau exercent une pression de part et d’autre des cours d’eau. Elles peuvent donc être dégradées.

Cependant, il est important de rappeler que les ripisylves constituent non seulement un élément structurant important du paysage, mais ont également un rôle protecteur de fixation des berges et de limitation des débordements trop violents lors d’inondations. Elles correspondent à un paysage et un écosystème et leur maintien représente dans cette mesure un enjeu important du territoire et qu’il faut maintenir.

L’Arize et ses principaux affluents peuvent aussi constituer un danger pour les populations et les biens, notamment par les risques de crue et d’inondation. L’origine des grandes crues du bassin est relativement variée. Il s’agit essentiellement de crues océaniques (octobre 1897, février 1879) et de crues pyrénéennes (1875, 1896, 1977, 1993, 2000) qui surviennent en automne et au printemps. Des événements pluvieux à caractère exceptionnel ont été enregistrés à la station du Mas d’Azil : ce fut le cas lors de la crue du 23 septembre 1993 avec des précipitations journalières de 100 mm et aussi lors de la crue des 10 et 11 juin 2000 avec également 100 mm en 24 heures. A partir de l’analyse effectuée sur les hauteurs d’eau enregistrées à la station de l’Arize au Mas d’Azil, plusieurs grandes crues ont été retenues concernant la période de 1875, crue de référence, à 2000. Elles sont générées par des flux perturbés d’Ouest à Nord-Ouest. On observe plus rarement des crues d’origine méditerranéenne par vent de Sud-Est humide et chaud, pouvant impulser un caractère orageux aux précipitations (1963, 1982).

La configuration géographique et climato-météorologique induit des crues rapides de l’Arize et des crues à caractère torrentiel de ses affluents secondaires avec des écoulements pouvant être violents et des vitesses dépassant 1 m/s. Crues rapides donc, mais dont la durée totale avec la décrue est de plusieurs heures à deux jours.

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